La malle RAOUL en détails

En préambule, et pour démentir la publicité d'époque qui semblait vouloir dire que ce rajout se pose et se re-dépose en quelques minutes, l'examen détaillé du montage prouve qu'il n'en est rien.

La malle RAOUL est constituée des éléments suivants :

1° La « coquille » de malle avec sa porte et ses charnières, et la béquille soutenant la porte ouverte.






2° Le faisceau électrique supplémentaire et ses deux feux.Ces feux semblent identiques au feu unique monté sur la plaque des tractions "malle plate".









3° Les tirants supérieurs de fixation.








4° Le fond de malle creux réceptionnant la roue de secours, à mettre en place après découpe du plancher d'origine. Il peut se souder ou se fixer par boulonnage.






5° Le pantographe support de roue de secours, permettant de la soulever puis basculer sans trop d'efforts. C'est un réel avantage, en particulier par rapport à ce que proposera l'usine sur son montage postérieur à 1952, où il faut soulever la roue à la main: pénible et salissant.










6° La rallonge de pipe de remplissage du réservoir d'essence




Puisque le remplissage se fait désormais sur le coté de la malle:






7° Les ferrures de rallonge de pare chocs :





La mise en place de la malle RAOUL s'accompagne, sur 15/6, de la découpe de l'angle du boitier support de filtre à essence afin que la roue de secours ne bute pas dessus.





Sur la contenance intérieure, on reste quand même un peu sur sa faim : La roue de secours est très gourmande en espace, mais le pantographe de manï¿œuvre vient toutefois tempérer ce désagrément.

Idéalement, le meilleur rendement est obtenu si l'on prend le risque de rouler sans roue de secours, mais personne ne devait trop s'y risquer sur les routes de l'époque.






L'ensemble donne un air cossu à la voiture, dans le plus pur style « berline de voyage » et la malle accessoire se pose sans découpe, ni trou ni soudure autre que le fond de malle d'origine, ce qui reste un avantage certain à la revente pour celui qui voulait transférer sa malle sur une autre Traction, et encore de nos jours pour ceux qui veulent une Traction de voyage et de parade à deux visages (on n'ose dire à deux c...l, ce qui serait plus juste vu l'emplacement).

Attention toutefois aux "trouvailles" quasi systématiquement incomplètes. On comprend au vu des détails du montage que trouver la seule coquille de malle est loin de suffire.





La transformation reste réversible sans toutefois se faire aussi aisément, loin s'en faut, que ne le laisse supposer la publicité d'époque, principalement du fait de la découpe du fond de malle.

En tout cas, nombre de propriétaires de traction « malle plate » ont dû accueillir cet accessoire à bras ouverts, à un moment où leur auto subissait une sévère décote sur le marché de l'occasion avec l'apparition des « malles bom
bées » à l'été 1952.



12/11/2010
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